EDITORIAL
Voici le nouveau site de Santé au Travail en
Iroise. Les technologies progressant, nous nous devons de nous y
adapter, et cela n'est pas mince affaire pour des non-professionnels
de l'informatique comme nous. Mais voici
la nouvelle formule qui, je l'espère, plaira aux adhérents
passés, présents et futurs.
Le site évolue (nous en sommes déjà à la troisième mouture), mais la
santé au travail aussi, et même plus que jamais aujourd'hui. Une
nouvelle réglementation est- paraît-il, en cours d'élaboration au
Ministère. En effet, dans les 5 ans qui viennent, de nombreux
médecins du travail partiront inéluctablement en retraite et ne
seront pas remplacés, faute de jeunes formés. Le déficit
prédit
depuis longtemps s'annonce. Il est déjà bien présent dans de
nombreux services en France, mais chez nous, à Brest, ville
universitaire, nous ne sommes pas encore trop touchés pour
l'instant.
Le travail des médecins va donc changer et ne sera plus basé sur la
visite périodique (qui risque de disparaître). Ils continueront à
faire des visites d'embauche, de reprise du travail après accidents
ou maladies, des visites de pré-reprises, mais seront à même de
décider de la périodicité des visites pour les salariés, selon leur
état de santé, leurs risques professionnels réels, leurs problèmes
particuliers. En effet, tout salarié pourra , bien entendu, toujours
demander une consultation à son médecin du travail pour tout
problème le concernant et concernant son poste de travail. De même,
un employeur pourra, si un problème d'ordre médical se pose,
demander une consultation spécialisée au médecin du travail. Par
ailleurs, celui-ci devra être le coordinateur d'une équipe
pluridisciplinaire qui œuvrera sur le
terrain, en prévention primaire (information, formations), ou en
prévention secondaire (étude du poste de travail, ergonomie,
métrologie), en relation avec des professionnels (les intervenants
en prévention des risques professionnels, ou IPRP: ergonomes,
psychologues du travails, métrologues...). Il n'est pas impossible
aussi que des infirmières du travail suppléent le médecin dans des
tâches de dépistage médical d'affections liées au travail ou dans
des campagnes de sensibilisation. Une part certainement importante
de l'étude du milieu de travail et de ses retentissements sur la
santé par le biais d'études épidémiologiques et par la mise en place
d'indicateurs soit effective assez rapidement.
Tout change, il faut s'adapter, c'est la vie qui passe et qui se
transforme : pourvu que ce soit pour le bien de l'Humanité. C'est
notre principal travail et notre vœux le
plus cher.
Dr Dominique Jégaden
Médecin coordinateur